Une Intime conviction d’Antoine Raimbault

Thriller judiciaire

En 2009, Jacques Viguier est innocenté du meurtre de sa femme mais la procureur général fait appel de ce jugement et un procès en appel s’ouvre donc en 2010. C’est ce procès-là que suit Une Intime conviction, et ce procès sans aveu, sans corps, sans preuve donne lieu à un film passionnant. Pour son premier long métrage, Antoine Raimbault réussit un pari rarement tenté par le cinéma français : un film de procès qui prend la forme d’un thriller haletant. A l’image de ses modèles américains, le film mêle personnages fictifs et réels dans une course contre la montre qui embarque dans une course folle Nora (Marina Foïs, bluffante), jurée au premier procès, convaincue de l’innocence de Jacques Viguier, et Eric Dupond-Moretti (Olivier Gourmet, incarnation impressionnante qui évite tous les écueils de l’imitation), avocat bien connu qui accepte de défendre l’accusé dans ce nouveau procès en appel. Les obsessions et le jusque-boutisme de Nora vont se heurter aux doutes du ténor du barreau et à sa mesure, mais également avoir des conséquences sur sa vie personnelle et professionnelle. Le film déploie, sur un rythme à l’accélération exponentielle, une aventure folle de recherche de la vérité ou du doute qui bouscule tout sur son passage. Mise en scène précise, dialogues au cordeau, duo d’interprètes hyper convaincant, Une Intime conviction est une réussite qui n’a rien à envier aux classiques films de procès américains !

Réalisé par Antoine Raimbault. Avec Olivier Gourmet, Marina Foïs, Laurent Lucas… Durée : 1H50. En salles le 6 février. FRANCE.