40ème festival de Clermont-Ferrand : nos courts métrages préférés (3ème partie)

FrenchMania, partenaire du 40ème festival du court métrage de Clermont-Ferrand, vous propose sa sélection de films courts français issus de la compétition nationale du festival qui comprend 54 films. Troisième et dernière partie.

Michel Mhanna Santoni dans “Prends mon poing” de Sarah Al Atassi

La réalisation qui coupe le souffle : Prends mon poing  de Sarah Al Atassi

Bilal vit dans son monde fait de motos, de bières, de soirées mais surtout de bastons. Il va rencontrer un rival à sa hauteur, aussi vicieux et déterminé que lui. Film violent et cru, Prends mon poing séduit surtout par le souffle visuel de sa réalisation. La réalisatrice Sarah Al Atassi fait preuve d’un sens du cadre à couper le souffle, son film est d’une beauté glaçante et hypnotique. Un des plus beaux films de la sélection française.

Le plus stylé : J’attends Jupiter d’Agathe Riedinger

Liane compte bien faire de la télé-réalité pour quitter sa vie qui n’est pas assez brillante à ses yeux, elle s’apprête donc à tout quitter et fait le vide autour d’elle. Portrait hyper stylisé d’une jolie jeune fille qui se prend pour une star, J’attends Jupiter (mais pourquoi ce titre ?) joue de son esthétisme, de sa modernité et de son “low tempo”. Un film qui parvient à la fois à saisir l’air du temps et à créer une atmosphère hors du temps.

Le plus hybride : Gros Chagrin de Céline Devaux

Mixant l’animation et les scènes live, Céline Devaux surprend, après le succès de son film Le Repas dominical, multi-récompensé à Clermont en 2016. Gros Chagrin, c’est le récit de la rupture entre Jean (Swann Arlaud, en lice pour le César du meilleur acteur pour Petit Paysan) et Mathilde (Victoire Du Bois, à découvrir dans un petit rôle dans Call me by your name fin février). Le soir de son anniversaire Jean se souvient de ce qui a précipité son coupe vers cette issue finale. L’utilisation du dessin et d’œuvres visuelles permet de pénétrer la psyché de Jean et de comprendre son mal-être de l’intérieur. C’est beau, drôle et émouvant.

Le plus nostalgique : Les Vies de Lenny Wilson d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux

En débutant par un casting (chanté) de comédie musicale, Les Vies de Lenny Wilson surprend. A la fin du casting, Boris rencontre Julia. Ils sont troublés, ne se sont pas vu depuis longtemps et un drame a marqué leur relation. Magnifiquement mis en images (les extérieurs nuit dans Paris sont impressionnants), le film invente son propre ton oscillant entre situation drôlatique et nostalgie des retrouvailles. Il doit beaucoup à ces deux merveilleux interprètes principaux : Sigrid Bouaziz et Benjamin Siksou.