Alex Pettyfer (The Strange Ones) : “Je choisis les films pour la façon dont il me font grandir”

Découvert ado dans Alex Rider : Stormbreaker en 2006, l’ex-mannequin britannique est apparu dans des films aussi divers que Time Out d’Andrew Niccol (2011), Magic Mike de Steven Soderbergh (2012) ou encore Le Majordome de Lee Daniels (2013) ou Elvis et Nixon de Liza Johnson (2016). Il fait son retour dans un rôle principal avec The Strange Ones, un film indépendant franco-américain intriguant. Un road movie dont le mystère convoque à la fois des mythes américains comme Lynch ou Hopper et une narration qui rappelle par moment le travail de Jerzy Skolimowski (Deep End, Essential Killing). Rencontre expresse.

The Strange Ones en une phrase ?

J’aime bien dire que le film se situe dans le passé et dans le futur, que le présent n’existe pas…

Le plus difficile sur ce tournage ?

Rien de bien difficile. Je pense que tous les défis offerts par ce film étaient sources de plaisir ! On m’a laissé une grande liberté créative pour inventer et interpréter ce personnage, pour être capable d’apporter le maximum. Je me comportais avec mon jeune partenaire James Freedson-Jackson comme s’il avait été mon petit frère et nous n’avons pas eu de mal à mettre en place cette relation. En général, je choisis les films pour ce qu’ils m’apportent, pour la façon dont ils me font grandir, pour l’expérience. Ce genre de films indépendants, comme The Strange Ones, sont, selon moi, les expériences les plus satisfaisantes et épanouissantes artistiquement.

Devenir réalisateur (Back Roads, sorti en avril aux USA, inédit en France – NDLR), c’est une fierté ?

Ça rend humble ! J’ai appris que faire un film était vraiment une expérience collective. Être acteur est une expérience plus personnelle et solitaire. Je n’ai pas encore tourné comme acteur depuis que j’ai réalisé mon film, mais j’ai l’impression que je ne serai plus le même ! J’ai vraiment adoré devenir réalisateur.

Être Anglais à Hollywood ?

Il y a peut-être plus d’Anglais et d’Australiens que d’Américains dans l’industrie du cinéma ! J’ai grandi avec les films américains, les films français et européens, avec une grande diversité de films. Quand je fais des films en Angleterre, c’est toujours un peu étrange, mais j’aimerais tourner beaucoup plus en Europe !

Le cinéma français ?

Ce qui me vient en premier ce sont Un Prophète et Mesrine. J’apprécie également le travail de Gaspar Noé. Côté acteurs, j’adore Alain Delon, je pense que son style et sa personnalité font de lui un acteur incroyable et à part. J’aime aussi beaucoup Léa Seydoux. Finalement, j’aime énormément d’acteurs français !

Propos recueillis par Franck Finance-Madureira

Photo : Copyright Epicentre Films

The Stranges Ones, réalisé par Christopher Radcliff et Lauren Wolkstein. En salles le 11 juillet 2018. Coproduction Franco-américaine.