Hafsia Herzi (Tu mérites un amour) : “L’amour, c’est beau, mais ça peut aussi rendre malade à crever”

En un temps record et dans une économie des plus minimalistes, Hafsia Herzi tourne à l’été 2018 son premier long métrage baptisé “Tu mérites un amour,” en l’honneur d’un poème de Frida Kahlo. Le film est en sélection à La Semaine de la Critique 2019. Entretien.

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Marisha Triantafyllidou (Her Job) : “Au cinéma, le regard ne trompe pas, je ne pouvais pas tricher”

C’était la directrice de l’Eden Club dans Eden à l’Ouest de Costa Gavras, mais aussi Vivi dans Xenia de Panos Koutras. Marisha Triantafyllidou, actrice grecque à la lumière si singulière, peut être toutes les femmes. Elle se glisse dans Her Job, premier long métrage de Nikos Labot, dans la blouse d’une mère au foyer fatiguée qui, en acceptant un job de femme de ménage dans un centre commercial, va retrouver force et confiance. Entretien avec Marisha Triantafyllidou.

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Caroline Poggi et Jonathan Vinel (Jessica Forever) : “Le personnage principal du film, c’est l’émotion “

Découverts à la Berlinale avec leur court métrage Tant qu’il nous reste des fusils à pompe (Ours d’or 2014), Caroline Poggi et Jonathan Vinel ont l’an dernier partagé un bout d’Ultra Rêve avec Yann Gonzalez et Bertrand Mandico (ils signent le court After School Knife Fight dans le triptyque). Ils ont enfin passé l’épreuve du feu : réaliser et sortir un premier long. Le résultat est ambitieux et s’appelle Jessica Forever.

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Noée Abita (Genèse) : “Philippe Lesage a un grand talent : il voit la beauté dans les choses”

Dans “Genèse”, elle incarne Charlotte, une jeune femme qui fuit le quotidien de sa relation amoureuse pour tenter autre chose, avec un homme plus âgé. Après “Ava” et “Le Grand bain”, FrenchMania fait un point d’étape avec la surprenante Noée Abita.

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Beatriz Seigner (Los Silencios) : “Ce film, je l’ai toujours vu comme un film où le sensoriel devait avoir une place concrète “

Co-produite par la France, sensible aux talents émergents venus d’Amérique Latine, cette fiction, poétique et politique, met en scène une famille brisée par les exactions des Farc, réfugiée dans un village insulaire où pèse le poids des morts dans l’esprit et le cœur de chaque habitant. Entretien avec la cinéaste à quelques jours de la sortie du film (3 avril 2019).

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Tom Mercier (Synonymes) : “Quand je vois le film, les mouvements sont lents alors que je ressens le moteur qui bouge à l’intérieur”

Il est l’âme de “Synonymes”, film avec lequel il fait corps. Chaque partie de son être semble être en alerte dans le film de Nadav Lapid, entre implication physique franche et phrasé poétique et brutal, il est tout simplement stupéfiant. Son interprétation de Yoav, alter ego du réalisateur en super-héros idéaliste, allie la grâce d’un danseur à la puissance d’un judoka, deux disciplines dans lesquelles il excelle. Nous avons rencontré Tom Mercier, jeune comédien à la fois doux et intense pour évoquer ce premier rôle qui marque de son sceau un début de carrière des plus prometteurs.

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Nadav Lapid (Synonymes) : “Yoav a besoin de son corps pour compenser le peu de mots qui sortent de sa bouche, pour parler avec ses hanches, avec ses pieds, avec ses jambes, avec son sexe, avec son torse”

Le français de Nadav Lapid ressemble à son film, il est poétique et chargé de sens. Nous avons rencontré le réalisateur pour évoquer avec lui ce grand film, ses langues, la part autobiographique et l’idéalisation de la France, les super-héros et les névroses…

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Frank Beauvais (Ne croyez surtout pas que je hurle) : “J’espère que le film peut faire réfléchir mais il faut sortir du théorique, de l’esthétique, il faut joindre le geste à la parole”

Journal intime et prise de pouls du monde, “Ne croyez surtout pas que je hurle” est un film-montage qui va clore ce soir le festival Cinéma du Réel et sortir en salles à l’automne prochain. Frank Beauvais raconte un moment de sa vie à l’aide d’images des 600 films qu’il a vu pendant la période qu’il relate. Sa solitude, son exil forcé suite à une rupture, la mort de son père, son obsession du cinéma et sa vision politique, tout concourt à faire de ce documentaire intime émouvant, parfois ironique et toujours foisonnant, un instantané vibrant de l’état du monde qui laisse sans voix. Pour parler de ce grand film mais également de la suite, du cinéma et des gilets jaunes, FrenchMania a rencontré Frank Beauvais lors de la première à la Berlinale.

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