Un regard amoureux sur le cinéma français + francophone

Louis Héliot du Centre Wallonie Bruxelles évoque la Quinzaine du cinéma francophone

par | 23 Sep 2021 | CINEMA, z- 1er carré gauche

Alors que s’ouvre ce soir la 30ème édition de la Quinzaine du cinéma francophone du Centre Wallonie Bruxelles, Louis Héliot, responsable de la programmation cinéma, revient pour FrenchMania sur l’histoire et les grands moments de cet événement comme sur les points forts du programme de cette année…

Quelles sont les origines de cette Quinzaine du cinéma francophone du Centre Wallonie Bruxelles qui fête cette année sa 30ème édition ?

Louis Héliot : A la base, la Quinzaine du cinéma francophone est la partie cinématographique d’un événement pluri-disciplinaire qui s’appelle “Francophonies métissées” que notre directrice de l’époque avait voulu ouvert aux artistes émanant des pays du sud et notamment africains. La première édition de la programmation cinéma était constituée d’une partie des films primés festival du film francophone de Namur. a l’époque. Nous avions ouvert avec Je pense à vous des frères Dardenne qui avait obtenu le prix du public mais n’avait pas encore de distributeur en France ! Pour des raisons de calendrier et d’organisation, nous avons, dès la deuxième année effectué notre programmation en parallèle de Namur et d’honorer tous les deux ans un pays en particulier comme le Bénin, le Burkina Faso, le Vietnam, le Liban… Nos liens sont très forts avec le festival de Namur, la programmation dédiée au Liban avait été ensuite présentée à Namur et nous avons souvent partagé des invités du Rwanda, du Cameroun, d’Haïti ou du Congo qui passaient par Paris et Namur.

Quels sont les événements majeures de cette année ?

Louis Héliot : Déjà se dire qu’on commence notre 30ème édition, c’est incroyable, on m’aurait dit ça il y a 30 ans je ne l’aurais pas cru ! Cette année, il n’y a pas “Francophonies métissées” donc uniquement une programmation cinéma. J’avoue que je suis très content de présenter toutes ces avant-premières, pas moins de 14 pour 16 pays représentés. Nous commençons par Mon Légionnaire de Rachel Lang et terminons avec Un Monde de Laura Wendel, deux films de jeunes cinéastes belge et franco-belge qui étaient présentés à Cannes cette année. Il y aussi des films du Maroc, de Tunisie, du Brukina Faso ce qui est une grande fierté et un bonheur d’accueillir et de rencontrer des cinéastes. Il y aura notamment Mweze, le portrait Mweze Ngangura, le père du cinéma de la République Démocratique du Congo qui a 70 ans et à qui on doit notamment La Vie est belle avec Papa Wemba (1987), portrait réalisé par David-Pierre Fila, un documentariste du Congo dont nous avons montré tous les films. C’est un cinéaste panafricain qui a fait des liens avec de nombreux pays d’Afrique. Il y a le Luxembourgeois Nicolas Stell qui vient présenter son nouveau film Le Chemin du bonheur accompagné de l’auteur du roman qu’il a adapté et de l’acteur Eric Caravaca. L’Arménie avait été le pays à l’honneur il y a deux ans et on retrouve cette année Serge Avedikian avec son nouveau documentaire Retour à Sölöz, tourné sur 30 ans et en quatre voyages dans le village de ses grands parents dans le sud de la Turquie. Il y aura aussi Aya de Simon Coulibaly Gillard qui était dans la sélection de l’Acid cette année, La Maison bleue de Hamedine Kane, un documentaire tourné dans la jungle de Calais sur un peintre qui s’est reconstruit son atelier eu sein de la jungle. le documentaire un peu expérimental de Vincent Meessen, Juste un mouvement, qui se penche sur la figure d’Omar Blondin Diop, sans doute le seul vrai maoïste qui jouait dans La Chinoise de Godard et qui a été retrouvé mort sur l’île de Gorée. Et, comme cette quinzaine permet de regarder l’état du monde avec des vrais points de vue de cinéastes, du cinéma d’auteur ou d’art et essai comme on dit et l’idée c’est souvent d’aborder des sujets de fond, ou plus légers, absents des informations comme le très beau documentaire tourné pendant un an dans un village au bord du Niger par Aïssa Maïga, Marcher sur l’eau. C’est un film à la fois angoissant et joyeux. Et on terminera avec Un Monde de Laura Wendel qui est une vraie claque de cinéma comme on aime en proposer à nos spectateurs !

Du 23 au 29 septembre au Centre Wallonie Bruxelles à Paris au 127-129, rue Saint-Martin (4ème)

Plus d’informations : 30ème quinzaine du cinéma francophone

 

 

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